mercredi 28 septembre 2016

Découverte de la Réunion - François



François : 
" Je continue un récit purement chronologique : samedi 24 septembre, après une nuit enfin longue et réparatrice, je me sentais franchement mieux et, après avoir pris le temps d'alimenter ce blog pour ne pas prendre trop de retard, nous avons récupéré une voiture de location en fin de matinée, ce qui a permis de faire les premières courses afin de déjeuner tranquillement à bord, à quai. Après déjeuner, nous avons profité de la voiture pour une première exploration des alentours, afin d'aller voir de plus près ces montagnes qui faisaient office de joli décor depuis notre arrivée :

Sur recommandation des locaux, nous sommes ainsi montés à Dos d'Ane, une localité située sur les hauteurs du nord-ouest de l'île, assez proche du Port. En route vers le relief, tout d'abord dans la plaine :
Ce que l'on aperçoit de loin se confirme : la route est assez pentue et serpente souvent en lacets assez marqués pour s'élever rapidement. On traverse souvent des champs de canne à sucre. En peu de temps, on atteint 1000m d'altitude et la fraîcheur est sensible par rapport à "notre" littoral. A Dos d'Ane, on trouve un grand nombre de cultures maraîchères :
Au dessus du village se situe le départ d'un sentier de randonnée, qui mène notamment à un point de vue appelé Cap Noir, on devine un relief très accidenté avec un précipice impressionnant, qui se confirme rapidement :

En contrebas, bien en dessous, il s'agit d'un des célèbres cirques de la Réunion : le cirque de Mafate !

Belle vue sur le cœur du relief réunionnais, là où se rejoignent les trois cirques :

La balade fut courte car nous sommes partis assez tard après déjeuner peu équipés pour une vraie promenade, mais ce fut mon premier vrai contact avec la végétation et le relief locaux. Un premier aperçu riche et varié, comme je m'y attendais après avoir tant entendu parler de cette belle île de la Réunion. En redescendant, nous avions une belle vue sur l'extrémité nord-ouest de l'île (à gauche au fond, le Port) :

Dimanche 25, après une nouvelle nuit très réparatrice, je me sentais bien, et après quelques nouvelles courses d'ajustement en fin de matinée, notamment pour récupérer une carte SIM locale pour être joignable, nous avons tranquillement déjeuné à bord, rangé quelques affaires, avant de nous diriger vers le centre Météo-France de la Réunion, gentiment invités par un de mes collègues, Emmanuel Dupuis. Nous avons donc effectué le trajet vers le nord de l'île, empruntant la route du littoral, dominée par des falaises impressionnantes :


Un gros chantier est en cours pour faire passer cette route davantage vers la mer, sur la mer, car les chutes de pierre et glissements de terrain y posent des problèmes réguliers. Nous sommes arrivés peu après 16h au centre météo de Sainte-Clotilde, où nous avons été très bien reçus par les 3 collègues qui étaient de service ce jour là, dont Emmanuel Dupuis, dont le nom me disait quelque chose, et pour cause : il a hiverné en Terre Adélie en 2002, je me rappelle (vaguement) la photo qui le montre là bas, mais le nom plus sûrement. Grâce à Twitter, il avait vu que j'arrivais à la Réunion, et m'avait ainsi gentiment invité à passer le voir au centre météo. J'ai donc pu voir de plus près ce que font les collègues locaux, l'environnement dans lequel ils travaillent, ils n'avaient pas l'air malheureux je dois dire. On a un peu regardé le temps des prochains jours bien sûr, ainsi que pour la traversée, mais j'y reviendrai prochainement...

Sur le chemin du retour, belle lumière du couchant sur la route du littoral, pour clore ce dimanche réunionnais... "





Découverte de la Réunion - Paul



Un nouvel auteur sur le blog !
Merci à mon cousin Paul Vincent qui vit à La Réunion depuis plus de 20 ans. 
Paul avait briefé Georges autant sur l'arrivée à Maurice, les mouillages utiles -Port Louis- et agréables -Grand Baie- que sur celle à La Réunion. Il avait même réservé une place pour Bluenote au quai du Club nautique et préparé un pot d'accueil.

Voici ses impressions sur le voyage de Bluenote et avant d'embarquer lui-même à bord car il fera avec Georges et François la traversée vers l'Afrique du sud :

" Premiers contacts avec Bluenote !

Depuis quelques jours je suis quotidiennement la trace de Bluenote sur la cartographie.
Quand arrivent-ils à La Réunion ? Grande question !

Jeudi midi je constate que le bateau n'est plus à  Grand Baie mais au quai des douanes à Port Louis, ça commence à sentir le départ ! Un mail de François qui vient d'arriver à bord me confirme que ce sera pour 17h00.

Vendredi matin au réveil le bateau était pointé à mi-route entre Maurice et Réunion au pointage de 1h00 du matin, décidément ce bateau avance vite malgré du vent faible et instable.
Au pointage de 13h00 le bateau est arrivé !
Finalement François me confirmera qu'ils sont arrivés vers 10h00 !

Au bureau j'expédie les affaires courantes et  file faire quelques courses pour le "pot de bienvenue" organisé à mon club de voile le CNP (Club  Nautique Portois) qui se trouve sur le quai auquel doit être amarré Bluenote.
J'arrive au bateau avec Sébastien mais notre valeureux skipper dort encore ! François nous accueille chaleureusement et nous raconte leur courte de traversée de nuit mais un peu éprouvante car François n'a pas eu le temps de s'amariner. Après une nuit passée dans l'avion il a atterri à 5h00 du mat à Maurice où Georgio l'attendait pour l'amener directement au bateau et lever l'ancre immédiatement pour Port Louis puis La Réunion !

Je retourne au club pour préparer le Pot où Georges et François nous retrouvent vers 19h00.

Une vingtaine de membres du CNP se sont joints à nous et assaillent Georges de questions sur son périple et son magnifique "coursier des mers".
Georgio ne se fait pas prier pour détailler les caractéristiques de ce magnifique "plan Lüscher" et c'est autour d'un punch et de quelques grillades que nous terminons cette sympathique soirée. 
Rdv étant pris pour un dîner samedi soir plus familial à la maison ..." 
Paul.


Et voilà le récit de Paul sur son accueil cette fois-ci chez lui et son épouse Roselyne. Comme j'aurais aimé y participer et … déguster !
Alexandra, toujours à Sète... malheureusement !

" La suite du voyage réunionnais se déroulait hier soir à Bellemène petit village de l'ouest situé juste au dessus de Saint Paul.
C'est là que notre cuisinière émérite Roselyne nous invitait à visiter les saveurs réunionnaises, punch maison à la vanille bourbon, poulet massalé, carry de camarons, lentilles de Cilaos, quelques incontournables de la gastronomie réunionnaise ! Agrémentés d'une bonne bouteille de St Emilion bien métropolitaine...




Autour de la table, Julie et Sébastien, Georges et François, Roselyne et Paul.
Rendez vous est pris pour une rando au volcan lundi ou jeudi ....
À suivre. Bises à tous, 

Paul ".


mardi 27 septembre 2016

Arrivée à La Réunion



" Vendredi 23 Septembre : Nous sommes arrivés dans le port du Port, au nord-ouest de l'île, vers 10h du matin, à l'issue d'une traversée assez éprouvante pour moi. Je suis arrivé avec un niveau de fatigue élevé, et moins de 12h après avoir posé le pied sur Maurice, il fallait déjà repartir, en mer cette fois. Les deux premières heures après avoir quitté Port Louis se sont déroulées normalement, mais arrivés au large, juste après avoir mangé quelque chose d'un peu écœurant, je me suis senti assez mal, alors que nous filions vers le large dans la nuit. Je suis allé m'allonger, ce qui a fait passer le mal de mer, mais quand je suis revenu pour tenir mon premier quart, je sentais bien que ça n'allait pas trop. J'ai tenu tant bien que mal pendant une bonne heure jusqu'au moment où le vent s'est renforcé, ce qui était une consigne pour réveiller le capitaine. Une fois la chose faite, je suis retourné m'allonger... et dormir quelques heures, car de toutes façons j'étais vraiment crevé et peu capable de tenir le quart. Finalement, j'ai émergé vers 4h du matin, et je suis directement allé relever Georges qui avait bien du tenir le coup, en dépit de son manque de sommeil ! 
J'ai tenu le dernier quart oscillant encore entre fatigue résiduelle et léger mal de mer, m'allongeant un moment entre les différents contrôles de cap du bateau, de vitesse du vent, direction du vent, détection de navire (visuelle et radar), de 4 à 6h, lever du jour, où les côtes réunionnaises dont je ne voyais que les lueurs se rapprochaient nettement. En dépit de mon état un peu hésitant, j'ai quand même savouré ce moment particulier d'approche de la Réunion par bateau, à l'image de nos ancêtres qui l'ont ainsi abordée pendant des siècles. Il me semble que ce parallèle vient assez naturellement entre cette façon de voyager et les visions qu'ont probablement eues nos lointains ancêtres, à commencer par les grands explorateurs.  Je suis allé me recoucher un peu pour profiter au mieux des derniers instants de cette première traversée.

Alors que nous passions au large de Saint-Denis peu après 8h, la proximité de l'aéroport de Gillot se signala avec la vision d'un avion sur le point d'atterrir, que j'ai suivi jusqu'au terme de la manœuvre, réalisant que la piste était vraiment au bord de l'eau ! J'ai pensé alors que des gens avaient probablement aperçu Bluenote par le hublot, réalisant comme moi et au même instant qu'il y avait donc toujours plusieurs façons d'aller à la Réunion, bien que la voie maritime soit naturellement beaucoup moins utilisée de nos jours.
Quant à ce premier aperçu de la Réunion, c'était comme je l'imaginais, tout en restant assez impressionnant vu de mer : une montagne tombant dans l'eau, avec de grandes pentes, et des maisons parfois bien perchées sur les flancs du relief.
La route du littoral semblait improbable et minuscule au pied de ces falaises. En longeant cette côte nord, nous avancions bien, poussés par un alizé encore bien établi, tandis que l'état de la mer s'améliorait un peu, et que je me sentais presque bien, en observation permanente. Notre objectif se rapprochait, juste après la pointe des Galets, que nous apercevions au loin :



Et comme parfaitement prévu par les modèles météo, le vent tomba brutalement à l'approche de la pointe, zone souvent déventée. Du coup, pour continuer à avancer un peu et arriver au Port, on a remis le moteur pour la dernière heure. Au moment de doubler la pointe des Galets, joli panorama à l'arrière vers les hauts :

Puis vint l'entrée au port :

Une autre vue de l'entrée :



Nous avons retrouvé la place réservée par Paul, le cousin de ma mère et futur équipier, sans problème.  Une fois le bateau amarré, nous avons attendu la visite du service des douanes. Il faut que j'explique ici l'importance de ce point : la raison pour laquelle j'ai passé si peu de temps à Maurice, c'était qu'il y sévit actuellement une épidémie de fièvre aphteuse, qui touche le bétail. La Réunion a nettement élevé son niveau de contrôle de tout ce qui vient de Maurice, les formalités douanières y sont plus draconiennes, et nécessitaient que nous nous présentions au plus tard le vendredi 23 après-midi pour les passer avant le week-end, sinon il aurait fallu attendre lundi matin pour poser le pied à terre à la Réunion.  L'option d'attendre un peu à Maurice restait possible, cependant, notamment pour des raisons de vent plus favorable, il a donc été décidé de partir dès le jeudi pour arriver vendredi à la Réunion.

Nous avons donc attendu l'arrivée des 3 douaniers, plutôt sympathiques d'ailleurs, qui nous ont bien expliqué le contexte et qui nous ont justifié le fait de saisir une grande partie de notre nourriture, même les quelques kilos de fruits et légumes très appétissants qui venaient de Maurice. Ils sont donc repartis du bateau avec de grands sacs poubelle bien remplis de nos vivres, notamment la salade de riz qui devait encore nous faire un repas ou deux. En partant, vers midi, on leur a demandé de nous indiquer et conseiller un petit resto au Port, pour nous dépanner. Nous avons ensuite fait le tour du port à pied pour rejoindre le "Lou Landais", déguster un magret de canard au poivre pas très couleur locale, mais très apprécié !



Ci-dessus, une vue du port de plaisance. En dessous, une vue d'une des rues débouchant sur le port :

En rentrant, nous sommes passés récupérer un accès Internet via le wifi du port, que j'utilise actuellement, puis nous reposer un peu de cette traversée courte mais fatigante. Ce que j'ai trouvé désagréable sur cette partie de l'Indien, entre Maurice et Réunion, c'est le mouvement assez irrégulier du bateau. J'admets bien que ça bouge, c'est naturel, attendu, mais ça me semble quand même beaucoup plus supportable quand ce mouvement est régulier, ce qui n'était pas vraiment le cas. L'Indien est réputé pour être pénible à naviguer, pour ces multiples houles qui se superposent de façon un peu chaotique, j'en ai déjà eu un petit aperçu !

Un peu plus reposé, à quai, j'ai fait un petit bilan de cette première traversée avec Georges, qui pense que les conditions de fatigue avancée liées au voyage, couplées à un enchaînement rapide sur le bateau pour la première traversée, expliquent l'inconfort de ce premier contact avec le large. Je mentirais en disant que je suis complètement rassuré pour la vraie traversée à venir, mais l'hypothèse me semble raisonnable. En tout cas, cela n'entame pas mon optimisme concernant les conditions de la future grande traversée, je pense que bien reposé, et amariné au bout de quelques jours, ça devrait aller.

Vendredi soir, le cousin Paul avait organisé au Club Nautique Portois voisin un apéro dinatoire avec les passionnés de voile du Club, dont il fait partie, pour nous souhaiter la bienvenue. Pas de doute : ce fut un bel accueil, chaleureux. Après quelques punch, nous sommes allés trouver un sommeil bien réparateur à bord du bateau.






Ile Maurice




Comme annoncé, voici les récits que François, nouvel équipier à bord de Bluenote, publie sur son blog Itinéraires polaires.
Merci à François de me permettre de relayer sur le blog de Bluenote ses impressions de voyage. François est un néophyte en matière de voile (un bleu si vous préférez !), ce qui nous donne un angle nouveau d'approche de ce monde de la mer et des voyages à la voile, car vous vous demandez peut-être vous aussi, comme le notait Jean-Pierre : " Quel sens a donc une navigation à la force du vent au cœur du vingt-unième siècle ? "
Et puis grâce à François et son blog, j'ai des nouvelles de mon homme, le Captain Georgio. Et vous aussi !
Alexandra à Sète.



" Jeudi 22 septembre 2016
J'ai débarqué vers 5h du matin à l'aéroport de l'Ile Maurice, en provenance de Francfort, à l'issue d'un voyage sans histoire. J'avais moyennement dormi la veille du départ de Paris, assez excité par la perspective du voyage, en tout cas j'étais prêt et complètement tourné vers l'objectif. Je n'ai pas non plus beaucoup dormi dans l'avion me menant à Maurice, si bien que je savais que cette journée allait être aussi éprouvante qu'hors de l'ordinaire. J'ai quand même pu profiter du voyage pour observer par le hublot ces nombreuses zones du monde qui me sont inconnues, avec notamment un survol de l'ouest des Balkans qui s'est conclu par la pointe sud du Péloponnèse :




Un peu plus tard, avec les derniers rayons solaire, c'est la Crète qui se déployait toute en longueur sous nos pieds :
Ensuite, avec dernières lueurs du jour, en approchant de la côte égyptienne, avec une atmosphère certainement chargée en sable saharien, le ciel a offert une palette de couleurs assez agréable :


La dernière chose que j'ai aperçue fut le trait de la côte égyptienne, ensuite quelques lueurs de ci de là mais presque rien, certes il y avait beaucoup de zones désertiques sous nos pieds, mais par instants quelques lueurs ça ou là, sauf en arrivant vers Addis Abeba dont on voyait parfaitement bien les lueurs par mon hublot, quelques heures après. Puis plus rien jusqu'à Maurice. 

Mon oncle Georges, le capitaine de Bluenote, était gentiment venu me chercher aux aurores à ma descente de l'avion, tandis que le bateau mouillait à une heure de route de là, de l'autre côté de l'île, à Grande Baie. A peine descendu de l'avion, après un contrôle d'immigration un peu plus long qu'à l'habitude en raison de ma situation particulière (pas de billet d'avion retour, simplement un papier disant que j'embarquais comme équipier à bord de Bluenote), je retrouvais Georges qui m'attendait et nous sautions dans une voiture pour retrouver le bateau.

 



Je l'avais bien sûr vu en photo de nombreuses fois, même en vidéo, mais ça fait quelque chose de le voir en vrai, et vers 7h du matin en heure locale, j'embarquais donc accueilli par Alain et Jean Pierre, les deux équipiers de Georges qui venaient de traverser l'Océan Indien depuis Bali, avec lui. Ça fait quand même une drôle d'impression de mettre le pied à bord, en se rappelant le périple déjà accompli du bateau, et en imaginant que ça va devenir mon lieu d'habitation pour quelque temps, dans des mers plus ou moins clémentes... ! Après un petit déjeuner tous les 4, nous avons levé l'ancre pour la dernière navigation des équipiers de l'Indien, de Grande Baie à Port Louis.


La navigation de Grande Baie à Port Louis est courte, nous avons mis 2 heures en gros, avec un bon vent 15-20 nœuds au portant, le bateau marchait bien et a même atteint 12 nœuds en pointe. Jolie vue vers la côte, avec le relief mauricien dominant de nombreuses maisons côtières. 



Derrière nous, les petites îles du nord de Maurice dont on s'est inexorablement éloigné : 





De jolies vues vers la côte :

Un peu plus tard, en approchant de Port Louis, on voit de nombreux bateaux de pêche, souvent asiatiques (Malaisie, Taïwan), on devine bien qu'on approche d'un gros centre urbain:
En arrivant à Port Louis :
Tandis qu'Alain et Jean Pierre terminaient d'empaqueter leurs affaires après leur séjour de plus d'un mois, nous devions nous occuper des formalités administratives de départ. J'ai pour cela accompagné Georges au bureau de l'immigration mauricienne de Port Louis, situé assez loin du quai des Douanes où se trouvait le bateau. A l'issue d'une bonne petite marche de près d'une demi-heure, nous avons trouvé un sympathique officier qui nous a fait remplir les papiers, et tamponné mon passeport pour la deuxième fois de la journée. Je pense pouvoir affirmer faire partie d'une minorité de gens qui ont voyagé moins de 12 heures à l'île Maurice. Cette petite marche vers la mi-journée, qui m'a permis de mieux faire connaissance avec les ardeurs du soleil tropical, m'a donné un premier petit aperçu de Port Louis, ville très vivante à l'architecture très hétérogène, l'influence indienne me semblant largement prédominante.
Déjeuner tous les 4 à bord au quai des Douanes, admirablement préparé par Jean Pierre, dont les talents de cuisinier "simple mais efficace" se sont effectivement confirmés, au cours duquel j'ai eu le privilège de gouter au fameux thazard pêché lors de leur traversée de l'Indien, très agréable. Ensuite, nous avons dit au revoir à Alain et Jean Pierre qui sont partis prendre leur avion, et nous nous sommes retrouvés tous les deux, Georges et moi, à bord. L'occasion d'aller faire un dernier petit tour pour avoir au moins un petit aperçu de Maurice, dans les rues avoisinantes de Port Louis, notamment au marché local, plein de fruits et légumes :
Nous avions ainsi une belle cargaison locale à bord, notamment de superbes tomates, carottes. A côté de maison basses, se trouvent quelques buildings plutôt élevés :


C'est donc un mélange assez amusant, la ville est assez propre, on sent qu'il y a de l'argent, et des styles bien différents se côtoient.
Après mon petit tour j'ai pris une dernière photo de Bluenote sur le quai des Douanes 
16h passées, il était temps de prendre le large, les formalités étant accomplies, et c'est finalement vers 17h que nous sommes sortis de Port Louis, pour rejoindre le large avant le coucher de soleil, qui tombe vers 18h. En sortant du port, surprise, alors que je l'attendais à son port habituel à la Réunion, le Marion Dufresne, bien connu des habitants des Terres Australes et Antarctiques Françaises (il fait les rotations entre la Réunion et les Kerguelen), se trouvait là !
En sortant de Port Louis, belle vue entre ombre et lumière de fin de journée sur les alentours :
Les lueurs du couchant à bord de Bluenote : 



Ce petit aperçu de Maurice m'a au moins donné l'idée et l'envie d'y retourner pour voir davantage ce que j'ai aperçu, essentiellement depuis le bateau. Les côtes mauriciennes s'éloignaient donc dans l'obscurité, et la première nuit à bord se profilait, je me sentais bien, fatigué bien sûr, même si cette fatigue était restée un peu cachée jusque là, devant toutes ces nouveautés dont il fallait profiter au 
maximum... "