lundi 17 octobre 2016

François - Accalmie, Madagascar s'éloigne



Vendredi 7 Octobre



La trajectoire très irrégulière de Bluenote lors de la nuit du 6 au 7, suivie d'une route heureusement plus directe...
En émergeant de ma couchette vendredi matin, je sentais bien que les conditions étaient moins mauvaises que pendant la nuit, j'ai donc pu faire surface et même avaler quelque chose au petit déjeuner. Une belle vue sur la côte malgache à une vingtaine de milles s'offrait à nous, le temps était superbe et nous avancions plutôt bien. 


Alors que je reprenais des forces et que je commençais à mieux me sentir, le vent tomba et il fallut repartir au moteur, qui nous a permis d'avancer une mer belle jusqu'en début d'après-midi. Les conditions étaient tellement bonnes, que nous avons dégusté un bon déjeuner préparé par Georges (qui sait décidément tout faire) à l'arrière, dehors, avec la pointe méridionale de Madagascar, le Cap Sainte-Marie comme décor de choix. En fin de matinée, nous avons encore aperçu des baleines, au loin.



Baleine au loin !



Le cap Sainte-Marie, pointe méridionale de Madagascar, à gauche, la côte repart doucement vers le Nord...

J'ai à nouveau été frappé par le fort contraste entre les périodes dures, pénibles, où je me sens mal et suis incapable de faire autre chose que de rester allongé, et ces belles périodes de calme où, à part le point négatif que constitue la faible vitesse du bateau, tout est si agréable. Je suppose qu'on ne peut de toutes façons pas avoir l'un sans l'autre, qui font autant partie de l'expérience. J'ai donc passé un bel après-midi, bien agréable, sous le très beau temps, nous avons pu couper le moteur et avancer plus vite, autour de 8-9 nœuds, avec un peu de vent favorable, et le Cap Sainte-Marie s'éloignait lentement derrière nous… Dans l'après-midi, nouvelle apparition de cétacés près de nous.





Les heures passent et Madagascar s'éloigne petit à petit derrière nous...
 



Coucher de soleil de ce vendredi 7 plein Ouest, dans notre direction...

Après une petite sieste de fin d'après-midi, j'étais d'attaque pour un dîner assez léger, puis pour reprendre mon quart de 21h-minuit, qui s'est très bien passé, avec une mer toujours bien belle, aucun bateau en vue, seul inconvénient : le vent qui nous avait un peu porté dans l'après-midi est tombé, il a donc fallu rallumer un des deux moteurs pour avancer, (trop) tranquillement, à 5 nœuds environ, ce qui a bien grignoté notre légère avance sur le planning...



dimanche 16 octobre 2016

François - Départ pour la grande traversée



A l'heure où Georgio est coincé à Johannesburg, ce qui retarde son retour de 24h vers la France - et vers Marthe et moi…- car son avion partant de Richards bay a eu 5h de retard et lui a fait rater sa correspondance,  je reprends, après un week-end trop chargé pour le faire avant, la suite du récit de François :

Jeudi 6 Octobre


Ciel limpide au lever du jour, vers 5h45
Les conteneurs déchargés toute la nuit juste à côté de Bluenote
  

Après une nuit moyennement tranquille, en raison du va et vient des engins qui déchargeaient le cargo à quai juste à côté de nous ("bip bip bip"… intermittents), nous nous sommes levés tôt, bien déterminés à partir dans la journée. Martial nous a appelé très tôt pour savoir si nous confirmions le départ dans la journée, ce qui a permis de lancer les opérations, franchement il y avait un peu un doute jusque là sur la vitesse à laquelle tout cela se débloquerait… Le bateau était prêt, pleins faits (eau et diesel), la route établie.  A cette heure là, il restait encore une inconnue : le prix de notre stationnement au port.



Retour en ville jeudi matin, avec une vue enfin bien ensoleillée sur la baie !

Pour cela, il fallait quitter tous les 3 le bateau pour aller tenter de négocier un prix raisonnable avec le directeur du port, qui parlait un anglais pas facile à comprendre. Le premier prix annoncé à Georges à notre arrivée, tarif cargo sans doute, était de 3 600 000 Ariary, plus de 1000 Euros ! Georges leur a expliqué que même à St Tropez on ne paie pas ce prix là pour 3 jours, surtout pour un tel niveau de service… Quand nous sommes revenus dans le bureau du directeur du port, il nous a expliqué qu'il n'avait pu nous obtenir qu'une ristourne de 50%, que tout se décidait chez les directeurs financiers, à Londres… Donc : 1 783 000 Ariary à payer, environ 500 Euros !



Une des rues principales de la ville, bien active ce matin



A ce moment là, on pourrait penser qu'il suffirait de sortir une carte et de régler la note pour partir, eh bien pas du tout. Il nous a fallu aller récupérer cette somme en cash à la BNI Madagascar, en ville, où nous ne pensions pas retourner (avec un autre taxi), et pour cela, retirer à un distributeur automatique qui fonctionnait (2 sur 3 HS ce matin là), sachant qu'on ne pouvait pas retirer plus de 200 000 Ar d'un seul coup. J'avais pas mal d'Euros en poche, j'ai pu les changer et apporter mes 750 000 Ar de contribution pour une sacrée liasse de billets (160 billets de 10 000, 35 de 5000…)



On peut dire que nous avons en quelque sorte passé une bonne partie de la matinée de jeudi à la banque pour réunir la somme entre les distributeurs (il a fallu faire 2 banques pour en trouver un fonctionnel), le change et finalement verser sur le compte de la société du port la somme correspondante : victoire ! Nous détenions le reçu cher payé, et nous étions libres de partir ! Retour à midi au bateau pour un dernier déjeuner. 



Vue sur la terre malgache en regagnant le port et le bateau
 


Une autre vue, un peu plus près du port



Des zébus au bord de la route
 



Une vue sur le port d'Ehoala, Bluenote reste caché derrière le cargo et le quai
 



L'entrée du port toujours bien gardée : il nous faut attendre une navette pour faire les 300m qui nous séparent de Bluenote, à 10km/h
 



La vue est très agréable juste à côté de l'entrée, avec des barques de pêcheurs



A 14h, deux lamaneurs sont venus nous aider à détacher les amarres et nous sommes sortis du port pour la plus grande traversée de mon voyage, environ 5 jours prévus, évidemment à ajuster selon la météo, qui pouvait nous donner une arrivée théorique mardi 11 à Richards Bay, si tout se passait bien.


Il est temps de remonter pour la dernière fois sur Bluenote, le départ est imminent !



Au revoir à la fausse baie des galions !
 



Paul à la barre à la sortie du chenal du port
 



Vue sur la plage de Libanona, de l'autre côté de la baie



J'ai bien profité de la vue alors que nous nous éloignions de Fort Dauphin vers l'Ouest, ce qui a dévoilé la côte méridionale malgache que j'avais une certaine hâte de découvrir.  Ce joli spectacle s'est poursuivi jusqu'au coucher de soleil, alors que les conditions se dégradaient en mer : de plus en plus agitée, houle face à notre progression, vent défavorable, on savait que ce n'était pas idéal, mais on se disait qu'on pourrait quand même gagner un peu de temps sur notre parcours en partant dès jeudi. En réalité, la navigation a été assez pénible ce jeudi soir : le bateau tapait beaucoup, sur les vagues qui le soulevaient, le vent de face nous obligeait à tirer des bords, ce qui a duré une bonne partie de la nuit.







Les minutes passent et la mer devient plus formée, devant un joli spectacle de la côte vers l'Ouest




Je suis allé rapidement m'allonger après le coucher de soleil, alors que les conditions empiraient encore un peu, et je n'ai pas eu la force de me relever par la suite, pour aller dîner notamment… Dans ces conditions, une seule chose à faire : le dos rond, et attendre que ça passe. Pour la première fois, je n'ai donc pas pu tenir de quart durant cette nuit agitée, heureusement que nous sommes trois et que Paul et Georges ont pu assurer.


vendredi 14 octobre 2016

François - Casse-tête météo


Mercredi 5 Octobre

Mercredi matin, Georges s'est levé bien tôt, pas rassuré par les perspectives météo. On préfère en général prévoir un peu de marge pour naviguer, en tâchant d'éviter les coups de tabac. Dans le cas précis, il y a une route possible, qui ne laisse pas beaucoup de marge. Nous avons donc passé à nouveau pas mal de temps à étudier les options possibles, assez perplexes car les différents modèles de référence n'indiquaient pas tout à fait les mêmes risques aux mêmes moments.

En parlant de risque, il faut garder à l'esprit que, pendant que nous nous inquiétions de ce qui pouvait nous attendre, ce même mercredi, au large, la mer était déchaînée par une tempête, une vraie, qui sévissait sur toute la zone, et dont nous nous étions fort heureusement protégés en faisant cette escale, pas simple dans ses modalités, à Port Ehoala. Quelques précisions sur ce port, d'ailleurs : il n'a que quelques années d'existence (ouverture en 2009), et est lié à l'exploitation minière Rio Tinto QMM (qui exploite l'ilménite, dont on extrait du titane), mais il sert aussi à approvisionner la région, en recevant des cargos. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit ce mercredi, les deux remorqueurs du port sont sortis pour accompagner un cargo qui arrivait.

Cette mine ainsi que l'activité portuaire offrent de nombreux emplois aux locaux, qui doivent être parmi les plus rémunérateurs du coin, et d'après ce qu'on a pu en juger, le souci de sécurité est très élevé. Ce mercredi matin, l'activité était très importante sur le port, on commençait à décharger les conteneurs du cargo. Vers 9h, nous avons quitté le bateau et commandé par radio (canal 11) une navette pour nous escorter hors de la zone portuaire. De là, nous sommes allés au bureau du très sympathique Martial, qui nous avait proposé d'y passer pour profiter autant que nécessaire de son accès wifi, bien pratique pour consulter de nombreuses autres cartes météo, et envoyer quelques infos sur ce blog !

Mais ces bureaux du port (dans des algeco voisins) ne sont vraiment pas pensés pour recevoir du public. Grâce au mot de passe fourni par Martial, je me suis connecté sur le réseau local des bureaux… mais impossible d'accéder à Internet pour autant, on est pas dans un cybercafé. Pendant 20 minutes j'ai essayé de déterminer quelle était la configuration du réseau local, et en tâtonnant, avec l'aide du téléphone bien configuré de Martial, j'ai réussi à bien paramétrer le réseau à la main sur mon ordi. Il me manquait alors une information capitale (une adresse de serveur DNS pour les initiés), que Sébastien, fils de notre équipier Paul, mon cousin donc, nous a fourni par téléphone depuis la Réunion, ouf ! Ça marchait !
Illustration de la non-adaptation du port : quai beaucoup trop haut et
échelle de corde de fortune pour permettre de sortir du bateau !

J'ai tenu à relater cette anecdote qui illustre par cet autre détail l'incongruité de notre présence dans ce lieu absolument pas adapté et habitué à recevoir des gens de l'extérieur, comme nous. D'ailleurs, nous ne savions toujours pas combien nous coûteraient les quelques jours ici au port, les premières estimations à multiples zéros nous ayant quelque peu estomaqués.
La route, quasi déserte et très large pour laisser passer les camions convoyeurs de minerai, qui relie le port à la ville

Ensuite, nous avions décidé d'essayer un des restos du coin qui avait de bonnes notes sur TripAdvisor, nous sommes donc allés au "Local, chez Georges", tiens donc, pour déjeuner. Le cadre était vraiment sympa, et la nourriture appréciable, à un prix très correct (10 Euros/personnes repas complet, tout compris). Redy, notre taxi, a déjeuné avec nous et nous a dévoilés par moments quelques données locales. Il nous a expliqué qu'à cause de l'instabilité politique, le nombre de touristes avait chuté dramatiquement ces dernières années, rendant la vie locale encore plus difficile, et qu'un resto comme "cher Georges" faisait avant bien souvent le plein, alors que nous y avons déjeuné quasiment seuls…

Vue de Fort Dauphin (Tolanaro en malgache) vers la mi-journée



Notre taxi, en très bon état pour les standards du coin, devant un joli point de vue sur la baie



Pendant le déjeuner, nous avons à nouveau beaucoup parlé de la météo à venir, une dépression sur notre trajet nous inquiétait pas mal pour le lundi 10, mais la prévision semblait très incertaine tant les modèles divergeaient, certains scénarios pessimistes nous ayant un peu refroidis (bon coup de tabac). Mais nous étions résolus à partir, si possible, le lendemain jeudi 6, parce que ça pouvait quand même passer dans des conditions raisonnables, et que sur cette zone assez perturbée, une fenêtre parfaite pour la météo doit assez rarement se présenter. Et puis, patienter, pour combien de temps, au juste ?


En arrivant devant "chez Georges" pour déjeuner



En sortant de table, nous sommes allés voir la plage voisine, plage de Libanona, très jolie, mais à peine nous étions nous approchés de la plage qu'un groupe de fillettes est venue nous voir pour nous proposer bracelets, colliers, etc… La grande pauvreté, la misère… Difficile de les repousser, et en même temps, je ne souhaitais rien acheter. Nous avions à faire et nous avons quitté la plage assez vite, mais jusqu'à l'entrée dans le taxi, elles ne nous ont pas quitté d'une semelle. Nous avons quitté ce bel endroit pour aller faire quelques courses (pain, légumes), avant de regagner le port, puis le bateau, en ayant prévenu le port que nous comptions partir le lendemain, la décision était enfin prise !



La plage de Libanona voisine du restaurant


Les derniers modèles météo confirmaient bien que le trajet était raisonnablement faisable, sans danger, avec des phases plus embêtantes (vent contraire, voire pas trop de vent) mais d'autres très convenables. Nous pouvions donc partir, à supposer qu'on ne nous retienne pas au port trop longtemps pour diverses formalités ! La principale inconnue, qui s'est montrée sur tous les modèles, c'est un coup de vent qui doit arriver sur la zone de Richards Bay entre mardi soir et mercredi midi, ce qui ne nous laisse pas vraiment la même marge pour atteindre le port avant cela… On verra bien !


jeudi 13 octobre 2016

François - Premier contact avec la terre malgache



De retour dans la civilisation après la dernière traversée, en Afrique du Sud, le 12 octobre, je vais mettre en ligne petit à petit les récits que j'ai rédigés à peu près au jour le jour. Nous repartons donc quelques jours en arrière...

Mardi 4 Octobre



Premier matin au port d'Ehoala, un ciel bien contrasté




Après une nuit bien reposante à quai, réveil assez tôt avec l'interrogation quant à l'avancée des formalités pour nous permettre de bouger. Assez rapidement, Martial, pilote du port d'Ehoala, qui nous avait très gentiment accueilli, est venu s'excuser pour la longue attente et nous a promis qu'un agent d'immigration passerait dans la matinée pour régulariser notre situation. Nous avons donc patienté tranquillement jusqu'à l'arrivée vers 10h30 de Martial et de l'agent. Ce dernier a embarqué nos passeports, nous avons réglé quelques frais, et une heure après le passeport revenait tamponné. Martial parle bien français parce qu'il a fait ses études de pilote à Marseille, je crois que ça lui plaisait bien de voir passer des français.



 La vue depuis le bateau vers Fort Dauphin, ce matin là...



Martial nous avait proposé un "taxi sécuritaire" qu'il connaissait pour nous guider dans la ville et nous suivre tout le temps, pour un tarif de 100 000 Ariary (monnaie malgache) par jour. Dit comme ça, ça peut faire peur, mais en réalité à 3 500 Ar pour 1 €, ça ne fait que 30 € euros environ, certainement un bon salaire pour ici. Nous avons donc accepté la proposition et après avoir déjeuné, nous avons enfin quitté Bluenote pour poser pied à terre. C'était une drôle d'impression de se retrouver enfin sur ce quai si proche, mais inaccessible jusque là, un grand plaisir en tout cas. Nous avons dû attendre une navette pour nous véhiculer hors du port, car tout est extrêmement réglementé et strict ici, et on voit qu'ils ne plaisantent pas avec la sécurité sur ce site privé. La navette nous a fait sortir de la zone portuaire jusqu'aux bureaux, où Redy, notre taxi, nous attendait, vers 14h.

Il nous a donc conduit en ville, et tout de suite le dépaysement est total, si la Réunion pouvait sembler un peu exotique à certains égards, c'est quand même très proche de la métropole, mais ici c'est un autre monde. Une foule de gens qui marchent le long des rues/routes, d'innombrables petites cases en bois servant soit d'habitation, soit de petits commerces sur des centaines de mètres, avec plein de monde. Il s'agissait donc de mon premier vrai contact avec l'Afrique, ce qui a ressemblé à ce que j'attendais, tout en restant assez saisissant, tellement loin de notre réalité.



Les premières choses à faire étaient d'aller dans un distributeur retirer des Ariary, et acheter une carte SIM locale avec un peu de forfait Internet 3G pour se connecter sur le bateau. La boutique Orange MG dans laquelle nous sommes rentrées ressemblait quand même un peu à celles que nous avons en France, dans un état un peu plus vétuste certes, et surtout avec la présence de gardes, chose que j'ai constatée dans tous les magasins en dur. Pour 36 000 Ar, soit 11 Euros, nous avons acheté une carte SIM avec 1 Go de données.  

Puis nous avons continué un petit tour pour aller au cœur de Fort Dauphin, sur la place principale où on trouve notamment la mairie, mais aussi l'office de tourisme régional, qui nous a reçu et proposé une petite brochure touristique présentant les activités des environs. Nous avons ainsi décidé d'aller voir le musée de Fort Flacourt, site historique du bastion qui défendait la ville, sur le cap correspondant. Nous avons été reçus par la responsable du musée, qui nous a fait, pendant près d'une heure et demie, toute la visite du site, et de l'histoire de cette région du sud-est malgache.  Elle parlait un français assez bon et était assez rigolote, nous avons passé une bonne visite, le lieu a une vue superbe en tout cas, puis dans la partie intérieure nous avons trouvé davantage d'éléments historiques et culturels sur l'île.




 Entrée du musée de Fort Flacourt




 Vue sur la baie de Fort Dauphin




 Une autre vue, défendue, sur la baie, c'était un fort après tout !




En partant, nous avons signé le livre d'or du musée, où l'on trouvait apparemment des visiteurs anglophones et francophones essentiellement. Il y avait une feuille de statistiques affichée au mur de l'accueil, et on voyait qu'il y avait environ 800 visiteurs par an qui venaient au musée. Dans ces conditions, on peut comprendre que notre guide était la seule personne employée pour cela, pour une des principales activités proposées à Fort Dauphin. Enfin, nous sommes rentrés au bateau à la tombée de la nuit, Redy nous a raccompagnés à l'entrée du port.



Entrée du port d'Ehoala



Pour accomplir les 200, 300 m maximum qui nous séparent en ligne droite de Bluenote, il a fallu qu'un garde de la sécurité du site nous guide par un chemin piéton qui faisait un détour assez invraisemblable jusqu'au bateau (on a dû marcher 1km je pense) ! Il était très sympa, parlait un tout petit peu le français, et nous a demandé si on avait un livre en français ou anglais à lui passer, pour pratiquer la langue, chose que nous avons pu faire.



Notre guide, gardien du site, qui nous a aidés à traverser les zones autorisées,
dans un port désert à cette heure...!



Le soir, avec la carte SIM, chargement des modèles météo, situation pas très simple et très changeante sur un parcours Fort Dauphin-Richards Bay de 830 milles, donc bien plus long que les 540 milles je crois de la Réunion à Fort Dauphin, il faut compter 4-5 jours, sur une zone au temps changeant, qui peut être agitée par moments, on a donc passé un moment à étudier tout cela…
François